Le choc septique, ou septic shock, est une complication sévère et potentiellement mortelle liée à une réponse immunitaire excessive face à une infection. Cette réaction extrême peut provoquer une dysfonction des organes et une défaillance circulatoire aiguë, mettant en péril la vie du patient. Souvent issue d'une septicémie, cette condition se caractérise par une présence massive de toxines microbiennes dans le sang, entraînant une chute marquée de la tension artérielle et une élévation du taux de lactates circulants.
Le traitement du choc septique doit être immédiat et réalisé dans un cadre spécialisé, généralement en unité de soins intensifs. Une intervention rapide et adaptée est essentielle pour réduire les risques de défaillance multiviscérale et la mortalité associée à cette condition.
Une bonne compréhension des signes, des méthodes de diagnostic et des interventions d’urgence est essentielle pour une prise en charge efficace et peut véritablement faire la différence dans la survie des patients.
Comprendre le choc septique
Définition et différence avec le sepsis
Le choc septique représente une complication grave et parfois mortelle d'une infection, qui se distingue du sepsis par la gravité de ses répercussions sur la circulation sanguine et la pression artérielle. Il faut comprendre que la septicémie correspond à la présence de bactéries dans le sang, habituellement issue d'une infection localisée qui accède ensuite à la circulation générale.
La sepsis est une réponse dérégulée de l'organisme face à cette septicémie. Elle se manifeste par une inflammation généralisée, accompagnée de l'activation exagérée du système immunitaire, ce qui peut conduire à une défaillance d'un ou plusieurs organes. Dans les cas les plus graves, le choc septique survient, caractérisé par une importante baisse de la pression artérielle, même après administration de liquides intraveineux, et une augmentation du taux de lactates dans le sang. Cette hypotension persistante nécessite des vasopresseurs pour stabiliser la pression, mais peut provoquer des défaillances multiples des organes et une altération de l'apport en oxygène aux tissus.
Les mécanismes pathophysiologiques
Le choc septique découle d'une réaction inflammatoire excessive du système immunitaire en présence d'une infection. Les bactéries produisent des toxines comme les endotoxines des bacilles Gram négatifs ou les exotoxines des cocci Gram positifs, déclenchant une cascade complexe de réactions inflammatoires. Ces dernières incluent la libération de cytokines, provoquant une dilatation des vaisseaux sanguins, une hyper-perméabilité vasculaire, et la formation de caillots dans les petits vaisseaux sanguins.
Ce phénomène engendre une hypotension, une diminution marquée de la perfusion tissulaire, et une atteinte des organes vitaux tels que les poumons, les reins, ou encore le foie. La coagulation excessive, souvent présente dans de tels cas, aggrave la situation en obstruant les petits vaisseaux, réduisant davantage la distribution d'oxygène. Bien que l'organisme tente de compenser initialement par une accélération du rythme cardiaque et un relèvement du débit cardiaque, ces mécanismes s'avèrent insuffisants dans les stades avancés du choc septique.
Facteurs de risque et causes communes
Divers facteurs prédisposent une personne au risque de choc septique. Les patients hospitalisés, notamment ceux en unités de soins intensifs, présentent une vulnérabilité accrue en raison de l'usage de dispositifs invasifs tels que les cathéters vasculaires, sondes urinaires et tubes endotrachéaux. Les personnes immunodéprimées, qu'il s'agisse d'individus âgés, atteints de maladies chroniques comme le diabète ou la cirrhose, ou traitées par des immunosuppresseurs (chimiothérapie, corticoïdes), sont aussi particulièrement à risque.
Le choc septique trouve souvent son origine dans des infections courantes comme la pneumonie, les infections urinaires, la méningite, ainsi que les infections de plaies chirurgicales ou de cathéters. Les agents pathogènes impliqués incluent des bacilles Gram négatifs comme Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, et des cocci Gram positifs tels que Staphylococcus aureus et Streptococcus pneumoniae. Par ailleurs, les champignons du genre Candida peuvent être responsables, notamment chez les patients au système immunitaire affaibli.
Signes et symptômes à surveiller
Avant de déclencher un choc septique, plusieurs manifestations cliniques peuvent indiquer une infection sévère en cours. Ces signes précurseurs incluent fréquemment une fièvre élevée (supérieure à 38,5°C) ou, à l'opposé, une hypothermie (température inférieure à 35°C), des frissons, une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), ainsi qu'une accélération du rythme respiratoire, appelée polypnée.
En fonction de l'origine de l'infection, des symptômes spécifiques peuvent également se manifester, comme une toux en présence d'une pneumonie ou encore des douleurs urinaires dans le cadre d'une infection des voies urinaires. Il est important de noter que certains patients, notamment les personnes très jeunes, celles âgées ou encore les individus au système immunitaire affaibli, peuvent ne présenter aucun symptôme typique. Dans de tels cas, leur température corporelle peut rester normale ou même basse.
Signes d'alarme d'un choc septique
Lorsque le choc septique commence à s'installer, plusieurs signes d'alarme doivent être rapidement identifiés pour permettre une prise en charge urgente. Le symptôme principal est une hypotension artérielle, caractérisée par une pression systolique inférieure à 90 mmHg, et ce malgré une expansion volémique adéquate. Cette hypotension peut induire une perfusion insuffisante des organes, entraînant une diminution de la quantité d'urine (oligo-anurie), des troubles de la conscience, voire une confusion.
Des manifestations comme une pâleur, des frissons persistants, une tachycardie marquée, une accélération du rythme respiratoire, ainsi qu'une froideur ou une cyanose des extrémités, et des marbrures cutanées doivent également alerter le praticien. Ces symptômes peuvent s'accompagner de signes de dysfonctionnement grave d'organes, tels qu'une insuffisance rénale aiguë, un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), ou encore des troubles hépatiques de type ischémique.
Il est impératif que la détection de ces signes déclenche une intervention thérapeutique immédiate. En l'absence de prise en charge rapide et adéquate, le pronostic vital du patient peut être sévèrement compromis.
Diagnostic du choc septique

Critères de diagnostic : SOFA et qSOFA
Le diagnostic du choc septique repose sur une combinaison précise de critères cliniques et paracliniques. À cet égard, les scores de sévérité, tels que le SOFA (Sequential Organ Failure Assessment) et le qSOFA (Quick SOFA), jouent un rôle central pour identifier les patients présentant un risque élevé de mortalité hospitalière en cas de sepsis.
Le score qSOFA, plus simplifié et rapide à utiliser, repose sur trois critères : une fréquence respiratoire ≥ 22 respirations par minute, une altération de l’état mental comme la somnolence ou la confusion, et une pression artérielle systolique ≤ 100 mmHg. L’attribution de 2 points ou plus marque un risque important de mortalité et impose une évaluation immédiate.
Le score SOFA, quant à lui, est plus détaillé et évalue la fonction de six organes principaux : les reins, le foie, le système cardiovasculaire, la respiration, le système neurologique et la coagulation. Une augmentation significative de ce score est associée à une aggravation de la mortalité. Le score SOFA permet également de guider la décision de transférer le patient en unité de soins intensifs.
Examens paracliniques et biomarqueurs
En complément des critères cliniques, les examens paracliniques et les biomarqueurs jouent un rôle clé dans la confirmation du diagnostic de choc septique. Parmi eux, la lactatémie, qui mesure le taux de lactate sanguin, est un indicateur essentiel de la perfusion tissulaire et de la gravité d'une hypoperfusion.
Des valeurs élevées de lactate (> 2 mmol/L) sont souvent liées au choc septique et nécessitent une prise en charge rapide. Les prélèvements biologiques, notamment sanguins, urinaires ou provenant d’autres fluides corporels, permettent d’identifier l’agent infectieux responsable. Les tests de sensibilité aux antibiotiques sont aussi déterminants pour orienter de manière ciblée le traitement antimicrobien. Enfin, des biomarqueurs tels que la procalcitonine (PCT) peuvent aider à confirmer une infection bactérienne et à suivre l’efficacité du traitement mis en place.
Importance de la détection précoce
La reconnaissance précoce du choc septique est primordiale pour améliorer les chances de survie des patients. Une identification rapide des signes cliniques et biologiques, notamment dans les services d’urgence et les unités de soins intensifs, permet d’entamer une intervention thérapeutique sans délai, réduisant de manière significative la mortalité et le risque de complications prolongées.
Les équipes médicales doivent rester vigilantes et mettre en œuvre des protocoles rigoureux de détection précoce. L’utilisation combinée des scores qSOFA et SOFA, une évaluation clinique attentive et des analyses paracliniques adaptées rendent possible une prise en charge spécialisée en temps opportun pour les patients les plus vulnérables.
Interventions d'urgence face à un choc septique
Stabilisation initiale du patient
Lors de la suspicion ou de la confirmation d’un choc septique, la stabilisation initiale du patient est essentielle. Cela débute par une évaluation rapide de l’état du patient, incluant la mesure de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire, et de la saturation en oxygène. Il est essentiel de sécuriser une voie aérienne adéquate et d’assurer une oxygénation suffisante, surtout si le patient présente des signes de détresse respiratoire.
De plus, l’obtention d’un accès vasculaire fiable s’avère une étape critique pour administrer les traitements nécessaires. Cet accès contribue à réaliser des prélèvements sanguins, comme les hémocultures, avant de débuter l’antibiothérapie, et à administrer des fluides ainsi que des médicaments vasoactifs en fonction des besoins.
Administration de fluides et vasopresseurs
La réanimation liquidienne constitue une intervention fondamentale dans la prise en charge du choc septique. Il est préconisé d'administrer des cristalloïdes intraveineux à raison d'un minimum de 30 ml/kg dans les trois premières heures, chez la personne en état d’hypoperfusion ou en choc septique. Cette réanimation vise à restaurer la perfusion tissulaire et à maintenir une pression artérielle moyenne (PAM) adéquate.
Dans le cas où la pression artérielle demeure basse malgré cette intervention, l’administration de vasopresseurs devient nécessaire. La norépinéphrine représente le vasopresseur de première intention pour maintenir une PAM ≥ 65 mmHg. Elle agit en engendrant une vasoconstriction périphérique et en augmentant la contractilité cardiaque, ce qui contribue à une amélioration significative de la pression artérielle.
Antibiothérapie empirique rapide
L’administration rapide d’antibiotiques appropriés est l’une des interventions les plus efficaces pour diminuer la mortalité des patients atteints de sepsis ou de choc septique. Il est impératif de débuter l’antibiothérapie empirique dans l’heure suivant la reconnaissance du sepsis ou du choc septique, idéalement après avoir effectué des prélèvements microbiologiques. Toutefois, il ne faut pas retarder l’administration des antibiotiques pour les prélèvements.
Les hémocultures doivent être faites avant de débuter l’antibiothérapie afin d’identifier l’agent infectieux et de guider le traitement antimicrobien.
Prise en charge des défaillances organiques
Le choc septique peut entraîner des défaillances multiviscérales telles qu’une insuffisance rénale aiguë, une détresse respiratoire aiguë (SDRA), et des troubles hépatiques. Ces défaillances nécessitent une approche multidisciplinaire adaptée à chaque cas.
Par exemple, la prise en charge de l’insuffisance rénale peut inclure une épuration extrarénale, tandis que le SDRA peut nécessiter une ventilation mécanique avec des stratégies protectrices pour les poumons. Il est également essentiel de gérer les complications métaboliques comme l’acidose lactique, qui constitue un indicateur de la gravité de l’hypoperfusion tissulaire. La correction de ces déséquilibres métaboliques est une priorité pour optimiser les résultats des patients.
Soutien ventilatoire et gestion de l'œdème pulmonaire
Les patients en choc septique peuvent développer une détresse respiratoire aiguë en raison d’un œdème pulmonaire, lequel découle de la perméabilité vasculaire accrue et de la formation de caillots microscopiques dans les vaisseaux pulmonaires. Le soutien ventilatoire, généralement sous forme de ventilation mécanique, devient indispensable pour maintenir une oxygénation adéquate tout en réduisant le travail respiratoire.
Les stratégies de ventilation doivent être ajustées afin de minimiser les risques de barotraumatisme et de volutraumatisme pulmonaire. Cela inclut l’utilisation de volumes courants limités et de pressions de plateau contrôlées. Par ailleurs, la gestion de l’œdème pulmonaire peut impliquer l’emploi de diurétiques et des stratégies visant à diminuer la surcharge liquidienne, ainsi que le recours à des techniques de réanimation avancées si nécessaire.
Mesures complémentaires et suivi
Contrôle de l'infection source et chirurgie si nécessaire
Le contrôle de la source de l’infection représente une étape déterminante dans la prise en charge du choc septique. Il est impératif d’identifier et de traiter la source infectieuse dans les meilleurs délais, afin de limiter sa propagation et d’améliorer les chances de survie du patient. Ces mesures incluent, par exemple, le retrait de dispositifs invasifs comme les cathéters intraveineux ou urinaires, le drainage d’un abcès, ou encore l’excision chirurgicale de tissus nécrosés ou sévèrement infectés.
Dans certaines situations, une intervention chirurgicale devient indispensable. Celle-ci peut viser à effectuer un drainage d'abcès, à retirer des tissus nécrosés ou à intervenir sur des infections localisées particulièrement graves, comme une vésicule biliaire gangreneuse ou une infection des tissus mous. Dans les cas où une excision est impossible en raison de comorbidités ou d'une instabilité hémodynamique, un drainage chirurgical pourra être envisagé comme alternative.
Surveillance en unité de soins intensifs
Les patients atteints de choc septique nécessitent une admission en unité de soins intensifs (USI) pour un suivi rapproché et une gestion optimisée. Dans ce cadre, les paramètres vitaux sont surveillés fréquemment, parfois toutes les heures, afin d’adapter en continu le traitement. Cela inclut la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la saturation en oxygène et les marqueurs de perfusion tissulaire tels que le lactate sanguin et le débit urinaire.
Des analyses sanguines régulières, notamment les gaz du sang artériel, la glycémie, le lactate, et l’ionogramme sanguin, font également partie du protocole de surveillance post-operatoire. Une attention particulière est portée à la fonction rénale, qui est évaluée via le débit urinaire et les niveaux de créatinine.
Par ailleurs, des outils tels que la saturation veineuse centrale en oxygène (ScvO2) et la pression veineuse centrale (PVC) permettent d’estimer l’état volumique du patient. Des mesures comme la pression d’occlusion de l’artère pulmonaire peuvent également aider à affiner cette évaluation.
Gestion des séquelles et réadaptation
Malgré un traitement approprié, certains patients survivants d’un choc septique peuvent présenter des séquelles prolongées. La récupération s’avère souvent lente et demande une approche de réadaptation multidisciplinaire. Parmi les possibles complications à long terme figurent des dysfonctionnements résiduels des organes, comme des troubles rénaux ou respiratoires chroniques, mais également des troubles de santé mentale, notamment le syndrome de stress post-traumatique.
La réadaptation inclut diverses dimensions de soutien destinées à maintenir et restaurer la fonction des organes affectés. Cela peut impliquer des thérapies physiques, des soins infirmiers adaptés, et un suivi médical régulier. Dans les cas extrêmes où des traumatismes aux extrémités conduisent à une amputation, des soins spécifiques de réadaptation seront déployés pour aider le patient à s’adapter à sa nouvelle condition.
Conclusion
Le choc septique représente une condition médicale sérieuse et potentiellement mortelle, nécessitant une prise en charge rapide et coordonnée. En effet, il résulte d’une réaction inflammatoire excessive face à une infection, se manifestant par une hypotension persistante, une défaillance multiviscérale et une altération de la perfusion tissulaire. Ces composantes doivent être comprises et surveillées avec précision.
La détection précoce à l’aide d’outils tels que le qSOFA et le SOFA, associée à une réanimation liquidienne efficace et une antibiothérapie empirique rapide, constitue une étape déterminante pour améliorer les chances de récupération des patients. De plus, l’orientation vers une unité de soins intensifs assure une surveillance continue des paramètres vitaux, ainsi qu’une gestion optimale des défaillances organiques.
Un contrôle rigoureux de la source d’infection est impératif. Si nécessaire, des interventions chirurgicales doivent être envisagées pour contribuer à une résolution plus rapide. Par ailleurs, au-delà de la phase aiguë, une attention particulière portée à la réadaptation et à la prise en charge des séquelles à long terme joue un rôle essentiel dans la récupération globale du patient.
Il est donc essentiel que les professionnels de la santé soient non seulement attentifs, mais aussi prêts à détecter et à traiter rapidement le choc septique. Une action immédiate et une approche multidisciplinaire permettent non seulement de sauver des vies, mais aussi de limiter les complications et d’optimiser la qualité de vie des patients touchés.
FAQ
Quels sont les signes cliniques du choc septique et comment le diagnostique-t-on ?
Les signes cliniques du choc septique incluent une grande fatigue souvent accompagnée de fièvre, une accélération du rythme cardiaque et respiratoire, une diminution du volume des urines et des extrémités chaudes. La pression artérielle reste basse (inférieure à 65 mmHg) malgré le remplissage vasculaire, et le taux de lactate est élevé (> 2 mmol/l).
Le diagnostic repose sur la recherche de l'agent infectieux grâce à des hémocultures, des analyses d’urines et d'autres liquides biologiques. Des tests supplémentaires, comme les gaz du sang artériels, l’ionogramme sanguin ou des examens d'imagerie, sont également réalisés pour identifier la source de l’infection et évaluer la fonction des organes.
Quelles sont les interventions prioritaires à mettre en place dans l’heure suivant la suspicion de choc septique ?
Dans l’heure suivant la suspicion de choc septique, les interventions prioritaires incluent :
- Mesurer le taux de lactates sériques,
- Procéder à des hémocultures avant de débuter les antibiotiques,
- Administrer des antibiotiques à large spectre,
- Débuter l’administration de cristalloïdes intraveineux (minimum de 30 ml/kg dans les 3 premières heures),
- Administrer des vasopresseurs si la personne demeure hypotendue pour maintenir une PAM ≥ 65 mmHg.
Comment la réanimation liquidienne et l’utilisation de vasopresseurs sont-elles gérées dans le traitement du choc septique ?
Dans le traitement du choc septique, la réanimation liquidienne vise à effectuer un remplissage vasculaire intensif afin d’améliorer la perfusion tissulaire et de maintenir la pression artérielle. L'utilisation de vasopresseurs, comme la noradrénaline, est essentielle pour corriger la vasoplégie, renforcer le retour veineux et améliorer l'efficacité du remplissage vasculaire.
Ces stratégies combinées permettent de restaurer l’homéostasie hémodynamique et de prévenir les lésions organiques.
Quelle est l’importance de la mesure du taux de lactates sériques et des hémocultures dans la prise en charge du choc septique ?
La mesure du taux de lactates sériques est essentielle car elle indique la sévérité de l’hypoperfusion tissulaire et du dysfonctionnement cellulaire. Des taux de lactates supérieurs à 4 mmol/l sont associés à un risque accru de mortalité, nécessitant une réanimation immédiate ainsi qu’une admission en soins intensifs.
Les hémocultures, quant à elles, complètent les informations obtenues et permettent une évaluation précise du degré d'infection. Ces tests jouent un rôle clé dans l’optimisation du traitement et la prise en charge hémodynamique du choc septique.